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mardi 24 mai 2016

La Mélisande du Poitou

Si mes cousins m'étaient comptés

Source : Wikipedia
Yvonne Brothier est née le 6 juin 1889 à Saint-Julien-l'Ars, Vienne. Elle fait des études au Conservatoire de Paris et obtient en 1913 un premier prix de chant, un premier prix d'opéra-comique et une première médaille de solfège. Elle fait ses débuts à l'Opéra-comique en 1916 dans Lakmé.
Le 26 novembre 1921, pour la première fois à la radio, Yvonne Brothier chante La Marseillaise depuis l'émetteur de Sainte-Assise. Le son de sa voix parvient jusqu'aux salons du Lutetia à Paris.
En 1940 elle se retire pour se consacrer à l'enseignement.
Elle meurt le 22 janvier 1967 victime d'une leucémie et repose au côté de son mari dans le vieux cimetière du quartier de la Chaume aux Sables d'Olonne.

Trois cousinages différents, dont celui par l'une de mes familles préférées, celle des Robert de Champniers :


Jean Robert,
né vers 1600 et inhumé
le 24 juillet 1672 à Champniers,
marié à Antoinette Garnier






Gaspard Robert,
né vers 1638 et inhumé le 1er décembre 1713 à Champniers, marié à Pierrette Bot
Jeanne Robert,
née vers 1651 et inhumée le 8 mars 1716 à Champniers, marié à Jean Moine puis à Louis Guillot




Pierre Robert,
baptisé le 14 octobre 1669 à Champniers, marié à Marie Trasleboust
Marie Moine,
née vers 1668 et inhumée le 26 décembre 1720 à Saint-Romain, mariée à Honoré Guillot




François Robert,
baptisé le 7 novembre 1696 à Champniers et inhumé le 1er juin 1761 audit lieu, marié à Antoinette Rogeon
Marie Guillot,
mariée à Louis Bouchet




Jeanne Robert,
baptisée le 27 mai 1727 à Champniers et inhumée le 2 septembre 1782 audit lieu, mariée à Pierre Thomas
Marie Bouchet,
mariée à Jean Patry puis à Louis Poupart




Marie Thomas,
baptisée le 15 mars 1761 à Champniers et décédée le 29 octobre 1811 à Savigné, mariée à Jean Rousseau
François Poupart,
baptisé le 17 février 1767 et mort le 8 floréal de l'an XI à Payré, marié à Magdeleine Rouger puis à Jeanne Maret




Antoine Rousseau,
baptisé le 12 septembre 1789 à Savigné et décédé le 16 mars 1866 audit lieu, marié à Louise Rousseau
Marie Poupart,
née le 13 vendémiaire de l'an XI à Payré, marié à Antoine Brothier




François (Antoine) Rousseau,
né le 8 novembre 1820 à Savigné et décédé le 10 février 1908 audit lieu, marié à Catherine Berjonneau
Jean Brothier,
né le 14 septembre 1828 à Payré et mort le 25 décembre 1903 à Biard, marié à Louise-Virginie Laporte




Pierre Rousseau,
né le 14 septembre 1847 à Champniers et décédé le 4 avril 1900 audit lieu, marié à Marie-Magdeleine Deblais
Élie Albert Brothier,
né le 3 mai 1862 à Avanton, marié à Louise-Julie Lescaille




Jules Pierre Rousseau,
né le 22 avril 1880 à Savigné et mort le 29 octobre 1964 audit lieu, marié à Léontine Denis
Yvonne Camille Jeanne Brothier,
née le 6 juin 1889 à Saint-Julien-l'Ars et décédée le 27 janvier 1967, mariée à Pierre-Marie Henri René Joseph Moreau




Marcel Rousseau,
né le 16 juillet 1907 à Champniers et décédé le 16 juillet 1979 à Savigné, marié à Raymone Deverge





ma grand-mère




ma mère




et moi

samedi 6 décembre 2014

Une leçon clinique à la Salpêtrière

Alors que la guerre fait rage dans le nord de la France, le quotidien "le Journal de la Vienne", reçut un appel téléphonique de Couhé-Vérac :

Le journal de la Vienne
7 décembre 1914
André Brouillet était mort.



Peintre académique "spécialisé dans les scènes de genre, les portraits et les paysages", Pierre Aristide André Brouillet naquit le 1er septembre 1857 à Charroux.
Héritier d'une famille bourgeoise, il était le fils de Pierre Amédée, lui aussi artiste peintre, qui fut directeur de l'école de dessin et d'architecture de Poitiers puis conservateur du musée de la même ville, et le petit-fils d'André François Brouillet, notaire à Châtain et à Charroux, qui se rendit célèbre par ses fouilles aux grottes du Chaffaud, à Savigné, les premières en France à avoir présentées une approche scientifique de l'exploration de la Préhistoire (voir la page dédiée sur le site de la commune et sur le blog de Gérard Minault).

Jean Brouillet (~1613-1693)
époux de Marie Delafond

André Brouillet (~1653-1719)
marchand à Charroux
époux de Renée Thomas (~1639-1694)
puis de Renée Marchadier (~1658-1713)

André Brouillet (1697-1766)
époux de Madeleine Crévelier

André Brouillet (1725-1806)
bourgeois de Charroux
époux d'Antoinette Parat (~1723-1808)

François André Brouillet (~1760-1830)
arpenteur et géomètre
époux de Modeste Bertille Bourdier (1764-?)

André François Brouillet (1788-?)
notaire à Châtain et Charroux
époux de Marie-Anne Virginie Malapert-Dumont (1797-?)

Pierre Amédée Brouillet (1826-?)
artiste peintre
époux de Marie Geneviève Élisabeth Lériget (1826-1897)

Pierre Aristide André Brouillet (1857-1914)
peintre


Il entreprit des études d'ingénieur avant d'entrer à l'école des Beaux-Arts où il fut l'élève de Jean-Léon Gérôme, puis de Jean-Paul Laurens.
Il entreprit des études d'ingénieur avant d'entrer à l'école des Beaux-Arts où il fut l'élève de Jean-Léon Gérôme, puis de Jean-Paul Laurens.

"un chantier" — 1883
Sa toile probablement la plus célèbre est la fameuse "leçon clinique à la Salpêtrière", qui représente Jean-Martin Charcot lors d'une de ses célèbres leçons du mardi, examinant Blanche Wittmann, une patiente hystérique. Ce médecin est le découvreur de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), qui porte, en France, son nom.
Sur la peinture, on retrouve parmi les assistants Théodule RibotPaul Richer ou encore le neurologue poitevin Georges Gilles de la Tourette et Joseph Babinski.

"une leçon clinique à la Salpêtrière" — 1887
Brouillet s'adonna à la peinture orientaliste, à la faveur de ses séjours en Algérie, où il épousa Emma, une femme de l'élite juive constantinoise. Il eut également l'occasion de se rendre en Grèce où il réalisa, en 1904, le portrait de la reine Olga de Grèce.
Il avait été fait chevalier de la légion d'honneur, le 3 avril 1894, par le ministère de l'instruction public, puis fut reçu officier le 11 octobre 1906. Cette même année, il reçut en même temps la médaille d'or du Salon où il présentait sa grande composition pour la Sorbonne "Les étudiants acclament Edgard Quinet et Edmond Michelet le 6 mars 1648 lorsqu'ils reprennent possession de leur chaire".

Fiche Wikipedia.

le Journal de la Vienne
8 décembre 1914
Le collège de Couhé porte son nom.

mardi 19 août 2014

Renard et le réseau

Louis Renard,
extrait du site VRID
Lorsque l'on parle de résistance dans la Vienne durant l'occupation, on pense particulièrement au "réseau Renard", créé en 1940 par Louis Renard.
Je reste plutôt attaché au XVIIe et XVIIIe siècle, aussi ne suis-je pas vraiment un spécialiste de la question. Aussi, je me permets de vous renvoyer à de nombreuses biographies et monographies sur le sujet, pour plus de détails (du reste, ce sont mes sources, comme notamment le VRID — Vienne Résistance Internement Déportation ou la monographie sur le réseau Renard, éditée par ONAC). Je m'excuse donc pour cette biographie maladroite.
Louis Renard, né le 7 décembre 1893 à Poitiers, était le fils de Georges Louis Alexis Renard, négociant demeurant rue des Cordeliers (futur Monoprix — je présume), et de Clothilde Marie Berthe Périssé.
Il eut un frère, Henri François Étienne, né le 15 avril 1895 en cette même ville, et qui mourut de blessures de guerre à Crouy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), le 25 juillet 1918, et à ce titre, doit apparaître dans le recensement de notre ami Fred. Du reste, Louis lui-même échappa de peu à la mort : il eut le poumon perforé en 1914 et perdit l'oeil droit à Verdun en 1916. Ses blessures et sa conduite lui valurent la légion d'honneur (Chevalier en 1916 et Officier en 1937), et la Croix de guerre avec palmes[1].
Capitaine de réserve et avoué au tribunal civil de profession, il fut mobilisé en 1939 et n'accepta pas la défaite. Le 31 août 1940, il écrivit au général de Gaulle et créa, avec un groupe de proches, un journal clandestin : "Le Libre Poitou", qui parut régulièrement entre octobre 1940 et septembre 1942.
Gaston Chapron, huissier de justice dont l'étude se situait à proximité de celle de Renard, créa dans le même temps un groupe d'une dizaine de personnes dont les objectifs étaient le renseignement, le sabotage et l'organisation de filières pour le passage de la ligne de démarcation. Leur premier coup de maître, le 7 avril 1941, fut la prise en charge de l'équipage d'un bombardier britannique, contraint de se poser près de Maillé, qui, grâce à ce réseau, rejoignirent Marseille. Renard le découvrit et les deux groupes fusionnèrent. Celui-ci en devint le chef. Le réseau Renard prit de l'importance dans la Vienne, et on en comptait plus de 150 membres en 1942. 
Malheureusement, l'année 1942 devint la sinistre année du groupe. Le 30 juillet, des agents postaux à Niort découvraient dans un colis des documents à tendance "gaulliste" et avertirent leur hiérarchie, qui prévint les autorités. Le colis fut remis à son destinataire (Verbruggen, correspondant de Renard à Niort), qui fut arrêté. Par la suite, Louis Renard lui-même était arrêté, le 31 août, à Ligugé, bien après que les archives du réseau ne fussent découvertes par les autorités. Louis Renard, lors de son interrogatoire le 11 septembre suivant, ne peut que « mesurer l'étendue des dégâts ».
Une centaine de personnes sont arrêtés, et une trentaine d'entre eux sont inculpées de "menées antinationales". Celles-ci sont transférés à Fresnes le 12 février suivant, puis envoyées en Allemagne à la prison de Trèves le 18 février, et le lendemain au camp de concentration d'Hinzert (Louis Bordas et Joseph Riedinger y moururent). Enfin, ils furent emmenés à la prison de Wolfenbüttel, où un simulacre de procès condamna à mort dix d'entre eux : Louis Renard, Louis Cartan, Théodore Lefebvre, Jacques Moreau, Jacques Levrault, Clément Péruchon, le civraisien Pierre Pestureau, que j'évoque ici, Paul Préaux, Louis Toussaint et le père Lambert de l'abbaye de Ligugé. Ils furent guillotinés le 3 décembre 1943, ne sortant de leur cachot que pour se rendre à l'échafaud, tout en chantant La Marseillaise. Par la suite, nombre de leurs compagnons moururent dans les camps ou dans les prisons (parmi lesquels, notamment, l'ancien secrétaire d'état à la guerre Gaston Hulin).
Le titre du "Libre Poitou" fut repris après la guerre. Il existe toujours, ayant pris le titre actuel de "Centre-Presse", en 1958, lors de son rachat par Robert Hersant.

Comme je l'évoquai au début de cette note, Louis Renard était fils d'un négociant, Georges Louis Alexis Renard et de Clothilde Marie Berthe Périssé. Ses ancêtres Renard venaient de Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher), où l'un d'eux fut vignerons. Sa grand-mère paternelle, Louis Adrienne Fougeray, avec laquelle son père tenait boutique en 1891 à Poitiers, avait des origines sarthoise (Sainte-Cérotte) et tourangelle (Loches).
Je me suis demandé si je n'avais pas un lien de parenté avec Louis Renard, en recherchant, pourquoi pas, dans son ascendance maternelle. Clothilde Périssé, native de Vouillé, était la fille de Jean-Philippe Périssé, gendarme à cheval, et de Louise Radégonde Honorine Abonneau. Les Périssé étaient originaires de Haute-Garonne (Estadens pour être précis), et les Abonneau de Vouillé même. Je n'ai pas dénombré pour l'instant un seul de mes ancêtres dans ce secteur de la Vienne (ouest et nord-ouest de Poitiers). Brigitte, et si tu lis ses lignes, peut-être es-tu concernée ?
Toutefois, la mère de Louise Radégonde Honorine Abonneau, Marie-Louise Deschamps, était native de Poitiers intro-muros. Les Deschamps m’entraînent vers les Chevessier, famille dont la plupart des hommes furent charrons à Montierneuf, et dont je suis descendant (mes ancêtres originaires de Poitiers même se comptent sur les doigts d'une main, c'est donc une coïncidence peu ordinaire).
Maurice Chevessier
(~1614-1649),
époux de Françoise Chrestien
(~1620-1653)
Louis
Chevessier
(1644-1700),
époux de Catherine Gond (puis d’Antoinette Rousseau)
Geneviève Chevessier
(1646- ?),
épouse de Jacques Desmontagnes (puis d’Hilaire Février)
Jean
Chevessier
(1677-1710),
époux de Marie Levrault
Michel Desmontagnes
(1672-?),
époux de Marie Surreau
Pierre René Chevessier
(1709-1768),
époux de Marie Minereau
Marie-Jeanne Desmontagnes
(1700-1770),
épouse de Pierre Pelletier
Louise
Chevessier
(1742-1814),
épouse de Simon Deschamps
Marie-Jeanne Pelletier
(1731-1796),
épouse d'André Provost
Pierre Deschamps
(1766-1840),
époux de Marguerite Cartaud
Pierre
Provost
(1766-1820),
époux de
Marie
Sandillon
René
Renard
(1786-1855),
époux de
Marie
Bagland
(1792-1840)
Étienne Louis Fougeray
(1803-1869),
époux de Marthe Pauline Bourgeois
(1807-1867)
Jean-François Périssé
(1788-1865),
époux de Jeanne Anne Duchein
(1796-1850)
Marie-Louise Deschamps
(1814-1892),
épouse de
Joseph
Abonneau
(1815-1894)
Pierre
Provost
(1798-1866), époux de
Suzanne
Rivière
(1803-1845)
Louis
Jean
Renard
(1831-1866)
Louise
Adrienne
Fougeray
(1834-?)
Jean-
Philippe
Périssé
(1838-?)
Louise Radégonde Abonneau
(1843-?)
Marie Provost
(1828-1898),
épouse de Jacques Pissard
Georges Louis
Alexis
Renard
(1861-?)
Clothilde Marie
Berthe
Périssé
(1866-?)
Charles Pissard
(1859-1923),
époux de Marie-Léontine Bardeau
Louis Renard
(1893-1943),
époux de Marie Germaine Thérèse Marsaudon
Louis Pissard
(1885-1932),
époux de Marcelline Georgine Lebeau
(1888-1981)
mes grands-parents
mes parents
et moi !



Notes :
[1] — Louis Renard sur Wikipedia.

mercredi 24 avril 2013

Ufologie poitevine

Il est né le 7 avril 1909, à Payroux (Vienne), du mariage d'AUGUSTIN GRUGEAU, et de MARIE-JULIETTE VERGEAU. Ses parents lui donnèrent les prénoms de ROBERT JOSEPH.
Fils de facteur, il commence dans la vie active comme surnuméraire aux PTT en 1927, se marie, en 1930, puis, finalement, quitte son poste en 1943 pour se consacrer à sa passion. Il publie huit ouvrages de fiction (entre 1942 et 1946) sous le pseudonyme de ROBERT SAINT-SAVIOL, puisant ce nom dans celui du village qui a vu mon père et mon grand-père naître. Puis il se lance dans des scénarios de bandes-dessinées de science-fiction, qui aboutiront à la création du personnage d'Atomas.
C'est aussi en 1942 qu'il se choisit un nom de plume (qu'il prendra définitivement à partir de 1962), inspiré lui-aussi d'un village du sud de la Vienne, qui sera son lieu d'habitation : ROBERT CHARROUX.


un Dogū, considéré par
certains comme
des statuettes
d'anciens astronautes
Après la guerre, il s'oriente vers le journalisme et devient photo-reporter. Il refuse la routine : à l'origine de l'office du tourisme de Charroux dans les années 1950, il fonde en 1956 le Club International des Chercheurs de Trésors, puis publie son premier best-seller en 1962 sur les trésors du monde. Il fut champion d'athlétisme (400 m), plongeur sous-marin, chercheur de trésor, globe-trotter, journaliste, archéologue, producteur à la RTF du Club de l'insolite. etc.

A travers ses recherches, il pressent qu'une vérité cachée existe quant aux origines de l'humanité. Il passe les dernières années de sa vie à publier des essais, bâtissant la théorie des "Anciens Astronautes". Il s'éteint le 24 juin 1978, à Charroux.

Un petit mot sur ses théories, souvent attribuées à Erich von Däniken : d'après lui, quelques artefacts anciens ou de signes montrent qu'il a eu, dans une époque très ancienne, un contact entre l'humanité et une civilisation extra-terrestre. Après ses derniers écrits, il connut une renommée mondiale, parmi notamment tous les chercheurs autodidactes et les amateurs d'ésotérisme.

On adhère, ou pas.


Peintures rupestres de Val Camonica,
représentant des "visiteurs extraterrestres"
Personnellement, je suis un peu sceptique, même si ça demande à se vérifier. Je suis tout de même assez fier de compter parmi mes cousins cette célébrité locale : 13 couples en commun au dernier comptage (la filiation ci-dessus est l'une parmi d'autres).




Source : notamment la page Wikipédia de Robert Charroux.