mercredi 10 mai 2017

Miles William, prisonnier de guerre anglais

L'an mil huit cent neuf et le vingtième jour du mois de mars sur les huit heures du matin, pardevant nous Pierre Brothier maire officier public de l'état civil de la commune de Civray canton et municipalité du même lieu département de la Vienne sont comparus le sieur François Moreau concierge de la maison d'arrêt de cette ville et Louis Moreau cordonnier, tous les deux domiciliés en cette commune, le premier âgé de cinquante ans, le second de vingt ans, lesquels nous ont déclaré que le Nommé Miles Williams prisonnier anglais du quatre-vingt-quinzième régiment of fool (infanterie), fait prisonnier à Belfraut en Espagne et allant à Briançon, âgé de vingt ans, est décédé hier dix-neuf du présent sur les cinq heures du soir en ladite maison d'arrêt. Lecture faite du présent acte aux déclarants et ont ans nous signés.

Archives en ligne de la Vienne, Civray, D - 1803 (an XII)-1812, v. 79/115

dimanche 26 mars 2017

Gabriel Carnaval

Gabriel a été baptisé le 20 février 1787 à Charroux. Né a priori la veille, il a été trouvé sous les halles de la ville, et pour le distinguer, il lui a été donné le surnom de « Mardy Gras ».

AD86 en ligne, Charroux, BMS - 1783-1788, v. 77/110

jeudi 2 février 2017

Les Deydier (2) : une histoire de foi

La famille Deydier n'en finit pas de m'intéresser.
Nous avions le curé de Savigné Antoine Augustin Deydier, mort le 1er janvier 1868. La commune qui me tient le plus à cœur.
Et nous avions aussi Jacques Deydier, curé de Saint-Maurice-la-Clouère, décédé lui le 10 novembre 1874 audit lui. Ma commune d'adoption.
Tous deux sont les enfants d'Antoine Deydier et de Catherine Arnal. Tous deux sont originaires de la commune d'Anglards-de-Salers, dans le Cantal.
Comme je l'ai découvert, ils n'étaient pas les seuls membres de la fratrie à venir s'installer dans la Vienne.
Nous pouvons ajouter à cette famille Marie-Thérèse Deydier, décédée le 6 novembre 1859 dans la Communauté des Dames Religieuses, filles de Notre-Dame, à Poitiers. La commune que je viens de quitter ^^.

Archives en ligne de la Vienne, Poitiers, D - 1859, v. 213/252

L'an mil huit cent cinquante neuf, le sept du mois de novembre 
à une heure du soir, par-devant nous Henri Grillaud, chevalier de l'ordre impérial de la légion d'honneur, maire, officier de l'état civil de la commune de Poitiers, Département de la vienne, ont comparu les sieurs François Geay, âgé de cinquante et un ans, jardinier, et Jacques Touzalin, âgé de soixante-quatre ans, regrattier, demeurant tous les deux à Poitiers, lesquels nous ont déclaré que demoiselle Marie Thérèse Deydier, âgée de cinquante-sept ans, religieuse, native d'Aubagnac (Cantal); fille de antoine Deydier et de dame Catherine Arnal, est décédée hier à trois heures du soir, dans la communauté des dames religieuses filles de notre dame, située rue de la trinité. Après nous être assuré dudit décès, avons rédigé le présent acte dont lecture a été donné aux témoins qui l'ont signés avec nous.

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin, voyons. Feuilletons sur les registres de décès de cette belle capitale poitevine, et trouvons l'acte qui suit :

Archives en ligne de la Vienne, Poitiers, D - 1883, v. 71/278

Archives en ligne de la Vienne, Poitiers, D - 1883, v. 71/278

L'an mil huit cent quatre vint trois, le vingt six mars, à midi & demi, par devant nous Jean Baptiste Hippolyte Guimbaud, adjoint faisant par délégation spéciale de Monsieur le Maire, les fonctions d'officier de l'état civil de la commune de Poitiers, Vienne, ont comparu les seurs Louis Eugène Mériot, âgé de cinquante trois ans, Directeur des pompes funèbres de cette ville, & Auguste Maissant, âgé de quarante cinq ans, comptable, demeurant tous deux à Poitiers, lesquels nous ont déclaré que Anne Deydier, âgée de soixante six ans, sans profession, née à Aubagnac, Cantal, célibataire, fille de Antoine Deydier et de Catherine Arnal, est décédée ce jour, à deux heures du matin, dans une maison rue du Pont-Neuf, 7. Après nous être assuré de ce décès, avons rédigé le présent acte dont lecture a été donnée aux témoins qui l'ont signé avec nous.

Et après quelques instants de recherche (en fait des heures...), nous retrouvons Anne Deydier faisant parti de la communauté des Religieuses rue du Pont-Neuf, inscrite dans le recensement de Poitiers de 1881 :

Archives en ligne de la Vienne, Poitiers, recensement de 1881, v. 150/532

vendredi 27 janvier 2017

Les Deydier : un pont entre Savigné et Saint-Maurice

Vous connaissez sûrement mon intérêt pour les migrants, ceux qui partent de chez eux pour venir s'installer ailleurs, principalement dans la Vienne.
Vous me savez amoureux des noms de famille qu'on trouve dans le Poitou, dans la Vienne, ceux qui me touchent, me fascinent, me... tout, quoi.
Vous me soupçonnez d'avoir une tendance à être fasciné par les coïncidences ?

Le hasard du destin a voulu me mettre sur la piste d'un bout de famille, dont le patronyme m'était familier.

C'est au cours d'une balade. Je suis tombé sur un monument — un calvaire — et il fallait vraiment avoir l'esprit tarabiscoté pour regarder le socle — face arrière de cet ouvrage, pour découvrir cette inscription :


Et quelques recherches sur les archives en ligne plus tard :

Archives en ligne de la Vienne,
Saint-Maurice-la-Clouère, D - 1873-1882, v. 11/76

qui nous dit :
L'an mil huit cent soixante quatorze et le onze novembre, à sept heures du matin par devant nous Pierre Bernard Lapommeray Mair officier de l'état civil de la Commune de St Maurice, Canton de Gençay, arrondissement de Civray, département de la Vienne sont comparus Messieurs Delphin Pain, âgé de vingt sept ans, prêtre vicaire de cette paroisse et françois Nicolas Chartier, ancien instituteur public de cette Commune, âgé de soixante trois ans, demeurent tous les deux à St Maurice, voisins et amis du défunt lesquels nous ont déclaré que M Jacques Deydier, âgé de soixante dix neuf ans prêtre desservant de cette commune, né à Anglard, département du Cantal, fils de feu Antoine Deydier et de feue Catherine Arnal était décédé dans son domicile sis à St Maurice d'hier à neuf heurs du soir, Après nous être assuré de cette déclaration nous en avons dressé le présent acte, dont nous avons donné lecture aux comparants qui ont signé avec nous.
Si vous lisez mes articles, vous avez fait le lien entre ce prêtre de Saint-Maurice-la-Clouère, commune d'adoption, et le curé de Savigné, Antoine Augustin Deydier, qui se révèlent être... frères !

Quand on sait que le curé de Savigné était archiprêtre de Gençay, commune voisine de Saint-Maurice, on boucle une boucle (c'est même un double nœud).

Chemin faisant, voilà l'acte de naissance de Jacques Deydier, en date du 3 messidor de l'an III, à Anglards-de-Salers :

Archives en ligne du Cantal,
Anglards-de-Salers, 1791-An XII, v. 167/432

Archives en ligne du Cantal,
Anglards-de-Salers, 1791-An XII, v. 168/432

Les parents de ces deux frères curés vivaient, à l'époque en l'an III, au village d'Aubagnat, 
probablement devenu Haut-Bagnac, lieu de naissance d'Antoine Augustin donné sur son acte de décès à Savigné.

Cette famille a éveillé ma curiosité.

mercredi 11 janvier 2017

La Croix Davau de Monthoiron

Tiens, l'autre jour, j'étais en train de me balader du côté de Monthoiron (en réalité, j'y étais pour mon boulot).

Quand soudain, au détour d'un obscur chemin assombri par le sous-bois (en fait, une départementale, la RD15, reliant Vouneuil à Monthoiron et en ligne droite — mais véridique pour le sous-bois), on trouve une croix dans le talus, côté sud de la voie.


N'écoutant que mon courage, j'ai franchi mont et précipice (en réalité, un fossé de 0,7 à 1,0 m de profondeur et un talus d'environ 1,5 m), je me suis approché de cet ouvrage qui jurait bien dans la couleur des feuilles mortes.

Il s'agissait d'une croix marquant la mort d'un individu, et voici ce qu'elle disait en substance, inscription recouverte par le lierre :

Ici est décédé
François Daveaux
par chute de sa charette
le 24 avril 1869
à l'âge de 44 ans
Priez Dieu pour lui

Cette Croix apparaît même sur la carte IGN :

Extrait de la carte IGN

Un peu curieux, je me suis donc — une fois rentré chez moi, hein, pas pendant le boulot — mis en quête de cet individu, d'autant que j'ai déjà étudié une famille Daveaux, originaire de Dolus-le-Sec (37), dont un enfant est venu s'installer à Civray à la fin du XVIIe siècle (voir l'article dans les Noms du Poitou).

Du coup, la croix me donnait la date et le lieu du décès, qu'on retrouve facilement dans les registres :

Archives de ligne de la Vienne, Monthoiron, NPMD 1869-1872, v. 18/92

Archives de ligne de la Vienne, Monthoiron, NPMD 1869-1872, v. 18/92

On y apprend que François Davaux (et non Daveaux), âgé de 44 ans, est meunier au moulin de Grusson, sur les bords de l'Ozon, qui se situe légèrement au nord du lieu de la tragédie :

Extrait de la carte IGN

Fils de René Davaux et de Magdeleine Roy, on y apprend qu'il est, au moment de sa mort, adjoint au maire de la commune. Cette croix est-elle un geste de la commune pour se souvenir d'un bon citoyen ?

Un quotidien local rapporte l'affaire :

Journal de la Vienne, édition du vendredi 30 avril 1869

Je me suis amusé à remonter le temps, pour savoir où m'emmène cette famille Davaux, et si elle rejoint cette famille homonyme venue à Civray. Je vous l'apprend tout de suite, je n'en sais rien. Voilà ce que j'ai trouvé :

François DAVAUX, né vers 1825 à Monthoiron, est mort le 24 avril 1869 au même lieu. Il a épousé, le 26 mai 1854, à Leigné-les-Bois, Marie-Augustine Grandin, et  vit avec sa famille à Grusson au moment de sa mort, comme en témoigne le recensement de 1866 :

Archives en ligne de la Vienne, Monthoiron, Recensement de 1866, v. 7/15

Il est le fils de René DAVAUX, né le 20 avril 1776 à Availles, qui y est laboureur lorsqu'il épouse, le 9 décembre 1813, à Châtellerault, Madeleine Roy, native de Pouthumé, fille de feu Jacques, meunier, et de Madeleine Daveau.

Il est le fils de Antoine DAVAUX, né vers 1743, qui épouse, le 3 février 1766, à Senillé, Marguerite Guillé, fille de feu René, en son vivant salpétrier, et de Perrine Robin.

Il est le fils d'Antoine DAVAUX, originaire de la paroisse Saint-Ours de Loches (37), qui est domestique de monsieur de Massacré, seigneur de Senillé, lorsqu'il y épouse, le 19 novembre 1737, Marie Fortuné, fille de Pierre, marchand, et de feue Marie Lermain, dont il a aussi Catherine Davaux, née vers 1745, qui épouse également, le 3 février 1766 à Senillé, René Guillé, fils des mêmes René et Perrine Robin, ainsi que Madeleine Davaux, née vers 1750, qui épouse, le 23 février 1778, aussi à Senillé, Jacques Roy (couple cité ci-dessus).

Il est le fils d'Étienne DAVAUX, qui a épousé, le 28 juillet 1685, à Saint-Ours de Loches, Marie Hérissé, fille d'Antoine et de Michelle Bonnin (et merci à M. Bourreau pour ce dernier mariage hors de mon domaine de prédilection). Il est le fils de Pierre et de Marie Baudichon.

Toutefois, il y a sûrement à redire sur cette famille, Dolus-le-Sec et Loches se trouvant à une dizaine de km de distance à vol d'oiseau.

dimanche 4 décembre 2016

Les bourreaux de Civray

Comme le dit si bien Bobe : "Civray avait son bourreau".

"Il recevait 30 livres, pour chaque exécution à mort, et 20 livres pour appliquer la torture."
"Une sentence capitale fut prononcée le 25 novembre 1710 :
« Avons déclaré, dit le jugement, ledit Toussaint, atteint et convaincu de vol nocturne avec effraction et pour réparation, l'avons par jugement prévôtal condampné à estre pendu et étranglé, jusqu'à ce que mort s'ensuive, à une potence, qui pour cet effet, sera dressé par l'exécuteur de Haute-Justice sur la place publique de cette ville ; pour, son corps mort estre porté par le mesme exécuteur à la mesme potence, sur le grand chemin de cette ville à Sauzé, au lieu appelé La Pierre Levée... et sera appliquée la question (la torture), ordinaire et extraordinaire pour déclarer ses complices. »
Il est question ici du dolmen connu de nos jours sous le nom de la Pierre-Pèze.
"Le 14 juillet 1614, avaient déjà été pendus Étienne Léau et De Benet, et le 25 du même mois, Jehan Vallet, dit Saint-Bonnet ; le 18 avril 1719, Rodelin, et le 21 mai 1737, Jacques Bouchet, avaient subi le même sort ; nous ne savons pour quels crimes."
Les bourreaux de Civray ont tous habité près de la Mongère. Le fils du bourreau ne succédait pas à son père, "car il aurait pu être obligé de remplir cet office contre sa volonté, en quelque sorte comme une obligation de sa naissance." Lui succédait donc son gendre, qui "savait à quoi il s'obligeait en épousant la fille du bourreau". On notera, grâce à Alain, que je remercie, une exception à cette règle.

Jean FREDOC, en 1662, est dit veuf de Jeanne Lecomte et possède une maison près de la Commanderie, à Chez Cailleton, et quelques parcelles de terres près du bois de Fosse-Billon.
Jean JOYEUX, fut l'époux de Jacquette Fredoc, dont il eut : 1) Jean, baptisé le 14 mai 1645 à Civray (comme les suivants), qui suit. 2) Étienne, baptisé le 16 août 1648. 3) Jacques, baptisé le 19 octobre 1652. 4) François, baptisé le 27 mai 1655, qui fut bourreau de la ville de Vendôme. 5) Marguerite, baptisée le 4 avril 1657. 6) Louise, baptisée le 1er avril 1663.
Jean JOYEUXse maria, le 5 octobre 1664, à Jeanne Moreau, dont il eut : 1) Marguerite, baptisé le 12 juillet 1665 à Civray (comme les suivants). 2) Pierre, baptisé le 20 septembre 1666. 3) Françoise, sa jumelle, baptisée ledit jour. 4) Anne, baptisée le 22 janvier 1668 à Civray. 5) autre Pierre, baptisé le 22 octobre 1669. 6) Jeanne, baptisée le 28 mai 1673. 7) Jacques, baptisé le 4 juin 1675. 8) Louise, baptisée le 30 janvier 1681.
Veuf, il se remaria, le 14 juin 1685, à Civray, à Jeanne Cornu, et fut inhumé au cimetière de la Commanderie le 14 septembre 1719, ayant eu : 9) Jean, baptisée le 22 mai 1684 (né hors union), désigné comme marchand lorsqu'il épouse, par contrat du 29 septembre 1715, devant Deschamps, notaire à Civray, Marie Fombelle, fille de feu Jean et de Marie Marteau. 10) Antoine, baptisé le 4 septembre 1687, qui y épousa, le 7 février 1712, Catherine Morinet, fille de feu Michel et de Catherine Arnault. 11) Pierre, baptisé le 23 avril 1690. 12) Marie, baptisée le 9 mars 1692, épouse de Blaise Brunet, qui suit. Elle fut inhumée le 21 septembre 1748 à Civray.
Blaise BRUNET, baptisé le 31 mars 1680 à Bouresse, était le fils de Jean et de Catherine Paulet, et pour une raison qui nous échappe, portait le patronyme de Delage à son baptême et son mariage (son père porte bien le patronyme de Brunet à son mariage en 1673). Il épousa, le 20 février 1708, à Civray, Marie Joyeux et en était veuf lorsqu'il fut inhumé, le 12 décembre 1751, à Civray.

AD86, Civray, BMS - 1751-1754, v. 22/92
Le douze décembre mil sept cent cinquante un a ete inhumé au cimetiere neuf de cette paroisse le corps de blaise brunet executeur veuuf de marie joyeux agé de soixante six ans, apres avoir receu les sacremens de notre mere la ste Eglise qui luy ont eté par nous administres...
De leur union, naquirent : 1) Catherine, baptisée le 20 décembre 1711 à Civray (comme les suivants). 2) Jeanne, baptisée le 15 janvier 1714. 3) Jean, baptisé le 8 septembre 1720, qui épousa, le 16 octobre 1759, à Saint-Martial d'Angoulême, Marie Berger, fille de feu Jacques et de Radégonde Pinochaud, âgée seulement de 12 ans et demi. 4) Françoise, baptisée le 4 septembre 1721, épouse de Jean David, qui suit.
Jean DAVID, né vers 1723, épousa, le 22 février 1752, à Civray, Françoise Brunet. De leur union, naquirent : 1) Jacques, baptisé le 4 mai 1752 à Civray (comme les suivants), où il y épousa, le 3 février 1785, Marie Mauricet. 2) Jean-Jacques, baptisé le 28 août 1755. 3) Françoise, baptisée le 23 juillet 1758 et inhumée le 15 décembre 1775. 4) Pierre, baptisé le 23 juillet 1761 à Civray. 5) Jeanne, baptisée le 6 janvier 1764.
Jean David était encore exécuteur de haute justice lorsqu'il mourut, le 1er frimaire de l'an VII à Civray.

Sources : Histoire de Civray, A. Bobe, 1935, p. 24 & 25, 68 & 69.

samedi 3 décembre 2016

Le château et le moulin de Cherves

Un petit tour à Cherves, dans la Vienne.

Voilà ce qu'en dit Wikipedia :
CHARVE, puis SAINT-ANDRE-DE-CHERVES, puis CHERVES (terme dialectal signifiant chanvre) existe depuis plus d'un millénaire. Appartenant au fief de l'abbaye de Sainte-Croix, le pays fut longtemps le siège de la rivalité des seigneurs et des religieux et cela même après que le duc de Montpensier rasa le donjon à moitié. Il devient par alliance la propriété d'une familles d'occupants anglais pendant la guerre de Cent Ans : les Alliday.
A propos du château : 
Le château du XIe – XIIe siècle. Le donjon est classé comme monument historique depuis 1987. Sont inscrits depuis cette date, la courtine et le porche d'entrée, l'ensemble des parties bâties et non bâties constituant le château à partir de 2007. La seigneurie de Cherves est connue à partir du xiie siècle. Le fief dépendait de la baronnie de Mirebeau. Le château servait de point avancé de surveillance et d’alerte de la baronnie contre les envahisseurs. Les seigneurs de Cherves pouvaient, en effet, envoyer rapidement un coursier à Mirebeau pour donner l’alerte et demander des renforts. Le donjon, de forme rectangulaire, jouxte les bâtiments d’habitation. Il est en moellons. Il est cantonné de quatre étroites tours d’angle. Une grosse tour ronde et une tour polygonale sont imbriquées dans des bâtiments récents. Elles donnent sur un petit plan d’eau qui est un vestige des anciennes douves vives du château. Au XVe siècle, un logis fut accolé au donjon ainsi que le porche et les dépendances. Au XVIIe siècle, la haute cours fut entièrement redessinée afin d’intégrer un grand logis appuyé sur toute la longueur de la courtine Ouest, intégrant ainsi le logis précédent. Ce logis a été profondément remanié au XVIIIe siècle pour le mettre au goût du jour. C’est à cette époque que la grange et le pigeonnier furent construits. Le logis, enfin, pris son aspect actuel, au début du XXe siècle. La rénovation du site débuta à partir de 2006. Il servait alors de lieu de stockage de denrées agricoles.
Un regard sur le château donne un aperçu d'une porte cochère du rempart, surmontée d'un blason (accompagné d'une date : 1697) :


D'après le Beauchet-Filleau, la famille Aliday ou Haliday apparaît avec François Haliday, seigneur de Cherves, "cité dans le fragment d'une charte relative aux fonctions des anciens forestiers fieffés ou de ceux qui possédaient une foresterie féodale, datée vers 1267". (Beauchet-Filleau, seconde édition, tome 1, p. 35).
Cette famille semble s'éteindre avec Lucrèce Aliday, qui épouse, par contrat du 16 janvier 1580, devant Chaudy et Minard, notaires à Montreuil-Bonnin, Claude Begaud, seigneur de la Tour-Traversay (Beauchet-Filleau, seconde édition, tome 1, p. 35).
Plus tard, Louise Begaud, fille de René Begaud, chevalier, seigneur de Cherves, et de Marquise Charbonneau, épouse, par contrat du 4 février 1697, devant Bordereau, notaire à Montaigu, Charles d'Aviau, chevalier, seigneur de Relay et du Bois-de-Sanzay, qui est sucessivement brigadier des gardes du corps du Roi puis capitaine au régiment de Persan (Beauchet-Filleau, seconde édition, tome 1, p. 409). Le blason est donc contemporain de cette alliance.

En sortant du bourg, on tombe sur le magnifique moulin Tol, daté du XVIIIe siècle :