samedi 28 mai 2016

Famille Guyonnet

Jean-Hyppolite
Guyonnet,
marié à
Marie Favard









Françoise Guyonnet, mariée à Émile Charraud Auguste Guyonnet, marié à Françoise Lochon Élisabeth Victorine Guyonnet, mariée à François Gagnadoux Marie-Louise Guyonnet, mariée à Jean Duport Marcelline Guyonnet, mariée à Louis Charraud Émilie Valentine Guyonnet, mariée à Louis Porcheron

Notre grand-père Auguste Guyonnet, 2e enfant de la famille Guyonnet, est né à Nérignac, commune de l'Isle-Jourdain, en 1872.
Notre grand-mère, Alice Lochon, est née à Payroux en 1877.
Ils se sont mariés en 1895 et ont eu 7 enfants : 5 filles et 2 garçons.
Ils ont été toute leur vie de travail : agriculteurs.
Grand-mère avait de grandes qualités : bonté, douceur, épouse accomplie, mère toujours à l'écoute de ses enfants et de plus, bonne cuisinière.
Grand-père était un homme d'une grande honnêteté, bon travailleur, ayant le goût du travail bien fait, très dur au travail, envers lui-même et envers les autres, mais toujours avec un grand respect.
Il était un cultivateur expérimenté et avisé, un homme bien, intègre et serviable.
Après leur mariage, ils ont vécu cez les parents Guyonnet cultivateur, pendant environ 4 ans, au Bois de Larraud, tout près du Vigeant, puis ils sont venus à la Belle Épine, comme métayer.
Tous leurs enfants y sont nés.
Ensuite, ils sont allés à la Maison Neuve (commune de Savigné), pendant 9 ans, puis à Lizac (commune de Savigné), enfin à Fayolle (commune de Savigné), où ils ont terminé leur vie.
Ils ont tenu 3 fermes appartenant au même propriétaire.
Ils avaient un sens élevé de la famille. Mes cousins, mon frère et moi-même se souviennent encore de l'accueil chaleureux qui nous a toujours été réservé à Fayolle, à l'occasion de nos jeudis ou de bien d'autres jours.
Mais toute vie a une fin, ils sont partis, notre-grand-père en 1948, notre grand-mère en 1950 ; seule une fille manquait : Augustine, décédée en 1940. Ils sont enterrés tous les 2 à Civray.
Notre famille se compose :
  • de nos grands-parents et de leurs 7 enfants,
  • de 8 petits-enfants,
  • de 13 arrière-petits-enfants,
  • de 16 arrière-arrière-petits-enfants,
  • de 23 conjoints.
Soit : 67 personnes, mais 12 personnes sont décédés, soit 55 vivants.
J'aurais voulu vous parler plus longtemps de nos grands-parents, car nous en avons tous gardés un excellent souvenir. Les années passées auprès d'eux ont été des années de grand bonheur.

Lecture de Gérard Poupard, 27 août 1994

Famille Guyonnet (photo de Gisèle Hélie)
de gauche à droite : premier rang : Fernande, Marie, Élisabeth
deuxième rang : Antonin, Auguste, Alice, Angèle, Augustine

mercredi 25 mai 2016

L'Oncle d'Amérique : Eugène, dit Germain, Vesque (1883-1968)

Léonie
Mergeot
(1860-1941)
Le 11 janvier 1882, à Ceaux-en-Couhé (Vienne), Léonie Mergeot, née le 21 février 1860 à Mézachard, en cette dite commune, fille de feu Pierre et de Marie Villeneuve, épouse Eugène Vesque, jeune cultivateur de Pers, âgé de 25 ans, fils de Pierre et de feu Marie Granet.
Le couple s'installe à Couhé (Vienne), où va naître, le 24 mars 1883, leur fils prénommé comme son père, Eugène, qui sera surnommé Germain.
Malheureusement, revenu à Mézachard, Eugène Vesque (père) décède brutalement, le 18 octobre suivant, laissant jeune veuve et nourrisson.
Le 23 novembre 1885, Léonie se remarie, à Jean-Baptiste Coulonnier, jeune Maugeois de 27 ans, employé à la ferme-école de Montlouis, à Jardres. Il s'agit des grands-parents maternels de ma grand-mère paternel. J'ai déjà décrit cette famille, dans mon essai sur les Coulonnier.
Jean-Baptiste Coulonnier est un de ces ancêtres, vous devez en connaître, qui se faufilent entre les recensements sans y apparaître. Je l'ai cherché longtemps, après son mariage, et mes trouvailles ne sont que parcellaires. Si ses enfants naissent d'abord à Ceaux-en-Couhé (Jean-Baptiste, né et décédé en 1886 et Marie, en 1887), puis à Saint-Martin-l'Ars, en Vienne, toujours (Eugénie en 1893 et autre Jean-Baptiste en 1895), et enfin à Taizé-Aizie, en Charente (Berthe-Yvonne, mon arrière-grand-mère, en 1902), je ne l'ai vu apparaître sur les recensements que deux fois pour l'instant :
  • en 1896, il apparaît avec sa femme et ses enfants aux Tours, commune de Saint-Martin-l'Ars.
  • en 1906, il est métayer au Chadeuil, commune de Taizé-Aizie.

Jean-Baptiste et Léonie à Taizé

Dans ces deux cas, Eugène, dit Germain, Vesque, fils du premier mariage de Léonie, n'est pas présent. L'idée m'est venu de rechercher son parcours au début du XXe siècle par le biais des registres matricule.
Inscrit au registre matricule du recrutement sous le n°1565, classe 1903, au bureau d'Angoulême, il apparaît comme cultivateur à Taizé-Aizie. Cheveux et sourcils bruns, yeux bruns et front ordinaire, nez moyen et bouche moyenne, menton rond et visage ovale, il mesure 1 m 71. Il présente un degré d'instruction générale de 2 et d'instruction militaire exercé (AD16, Angoulême, 1903, v. 92/327).
Il est appelé à l'activité le 16 novembre 1904 et arrive au corps du 107e régiment d'infanterie ledit jour. Avec certificat de bonne conduite accordé, il passe dans la disponibilité de l'armée active le 13 juillet 1907, en qualité de soldat de 2e classe dans le régiment d'Angoulême.
D'après ce dossier, le 21 février 1908, il réside à Pergamino, en Argentine, qui dépend du consulat de Buenos Aires. Pourquoi et comment est-il arrivé là-bas ? A-t-il réalisé un rêve ?

Pergamino (Wikipedia)
Morón (Wikipedia)

Le 26 juillet 1909, Germain est à Morón, d'où il écrit cette carte postale, à destination, peut-être, de mon aïeule Berthe-Yvonne, qui doit avoir 7 ans, quoique... c'est assez inhabituelle d'appeler sa petite-demie-sœur sa chère cousine :


Muron, 26 juillet 1909 — Chère petite couzine tu doit avoir du travaille pour garder les animaux pendant les moissons. Te voici une batteuse pour battre le blé de ton papa (Chère Yvonne) reçois les plus sincères amitier de ton couzin qui t'embrasse de tout cœur (Charles Berthe) tu embrasseras ton papa et ta maman pour moi ainsi qu'amis et sœur je suis en bonne santé
Quoiqu'il en soit, il est déclaré insoumis du temps de guerre le 20 août 1914. Lors de la mobilisation de 1914, nous apprend Wikipedia, les insoumis désignent les hommes qui ne rejoignent pas immédiatement leur affectation. La définition théorique est :
« tout militaire dans ses foyers, rappelé à l'activité, qui, hors le cas de force majeure, n'est pas arrivé à destination au jour fixé par l'ordre de route régulièrement notifié, est considéré comme insoumis, après un délai de trente jours, et puni des peines édictées par l'article 230 du Code de justice militaire. »
— Article 83 de la loi du 21 mars 1905 sur le recrutement de l'armée.
Au cours de la Première Guerre mondiale, les cas d'insoumission ont fréquemment entraîné la peine de mort par fusillade, ce sont les Soldats fusillés pour l'exemple et ce, dans la plupart des armées combattantes.

À partir de cet instant, il faudra attendre près de 40 ans pour avoir des nouvelles de cet Oncle d'Amérique. A-t-il eu peur  des autorités, ayant manqué la mobilisation de 1914 ?
Durant cette période, il s'est marié avec Asunta et le couple enverra, bien plus tard, quelques photos malheureusement non datées, comme pour rattraper le temps perdu :


Dans la lettre qui suit, datée du 19 août 1967, on apprend que le couple vit à San Nicolás de los Arroyos, toujours dans la province de Buenos Aires. Il est probable que cette lettre soit l'un des contacts qu'Eugène tente d'avoir avec sa famille, après plusieurs décennies de séparation :

San Nicolás 19 de Août de 1967 — Chers frère et soeur — je vous comunique que moi et ma femme on et bien de santé, et que l'hiver a été rude, les plantes d'oranges et citron on jelé quelques unes perdues et que la vie et toujours chère. Nous désirons savoir de vos nouvelles de tous les parents. Vous nous pardonerai con vous écri pas plus souvan car nous avons pas qui nous fait les lettres c'est un cousin qu'il vive 65 kilomètres de distance. Je écri une lettre a Baptiste on espagnol, il y a une maîtresse d'école quil lui traduit on français ; et moi si jové 10 ans de moins je ferai un voyage en France, le matin me coute de m'abiller par mon âge avancé. Pour la vie chère le gouvernement nous a aumenté la pension. Nous avons une jeune fille avec nous il y a vingt ans quil nous accompagne. Pour maintenant il me reste rien a vois dire, et jespère la prochaine réponse. Donnes-moi des nouvelles de Pierre Chardac, et aussi de Anatole Mérijot. Signé : Eugenio Vesque.
Nda : Jean-Baptiste est le frère de mon aïeule Berthe-Yvonne. A cette lettre, fut probablement joint le cliché suivant :


Je vous envoie notre portait de moi et Eugène dans notre résidance, une pour Yvonne, et l'autre pour Jean Baptiste. Bien le bonjour a tous. Asunta A. de Vesque.
Malheureusement, sans doute en raison de son âge et de sa santé fragile, Eugène meurt peu de temps après. La nouvelle est annoncée par son épouse dans ce courrier :

San Nicolás de los Arroyos, 22 juillet 1968 — Chers soeur et frères — Cette lettre c'est pour vous annoncer la mauvaise nouvelle de la mort de Eugène, le jour 17 juillet, après une courte maladie. Moi je sui resté seule avec une jeune fille con a élevé, depuis l'âge de 12 ans. J'espère que je ve recevoir une pension et je pourrais vivre facilment. Bien le bon-jour a Baptiste et sa femme et aussi les enfants. Asunta A. de Vesque — Eugène Il a toujours conservé en chappelet que sa mère lui avait mi dans sa malle quand il a venu a l'Amérique et moi je lui et mi dans son cercoeil. Il a soufer beaucoup, il nommé sa mère dans son délire. Maintenant la maison me parait grande, que lui n'y est pu et je beaucoup de chagrin.
Mon arrière-grand-mère Berthe-Yvonne et son frère ont répondu à la détresse de leur belle-soeur. Dans ce courrier, Asunta dit :

San Nicolás, le 21 août 68 — Chère soeur — J'ai bien reçu vos lettres du 25 et 29 juillet dernier, ces lettres sont pour moi une grande consolation, car je peux parler de Germain avec vous, lui qui a toujours été si bon pour moi et pour tous. Germain avait conservé le chapelet que sa mère lui avait donné, il était bien usé, mais il a été son bon compagnon jusque dans la tombe. Seule, je savais tous les souvenirs qu'il s'y rattachaient, aussi il est parti avec lui. Germain avait bien souffert avant que les forces l'abandonnent, ne sachant quelle position prendre ou garder. Bien que ses jambes ne le soutenaient plus, il réunissait ses forces pour se lever, mais ne le pouvait, alors, il s'asseyait sur le rebord du lit et pensait le pauvre. Tant il pu s'alimenter ça été tant bien que mal, mais bientôt il ne voulait plus manger et ne prenait qu'un peu de café, ou de maté, et ses forces ont décliné. J'ai fait pour Germain du mieux qu'il m'était possible et bientôt je prendrai la place qui est près de lui, afin que nous soyons réunis jusque dans l'éternité. Je vous remercie de tout cœur pour les bonnes lettres que vous m'avez envoyée. Rita, la jeune fille vous envoie ses amitiés. Ne croyez pas que je vais vous oublier, je ne vous écrirai pas toutes les semaines, mais je ferai mon possible pour vous écrire au moins une fois pour mois. La maison est bien grande pour moi seule, et bien seule très tristement je vous embrasse affectueusement. — Asunta.
L'échange se poursuit courant octobre avec Berthe-Yvonne :

5/10/68 — Chère soeur — Je vous répond à la lettre du 13 septembre que j'ai reçue avec joie. Je vais de plus en plus mal car depuis la mort de Eugène je ne me sent pas bien. Votre mari, comme moi doit sentir diminuer ses forces car j'ai l'impression que je suis saôle je ne peux plus me soutenir. Le 17 octobre il y aura une messe pour lui. Je pense beaucoup à lui. Mes amis m'ont idée et continuent à la faire, ils sont très gentils mais je reste dans ma peine c'est impossible de l'oublier même un peu, quand je mange je me rapelle et je suis obligée à tout y laisser le manger. Eugène est dans une chapelle qui ma coutée très cher, avec une plaque en bronze, tout est bien arrangé. Je suis maintenant dans la misère jusqu'à quand que l'on payera ma retraite. Rita m'aide beaucoup sans elle je ne serai plus là. Pendant toute sa maladie j'ai pris soin de Eugène, mais les derniers jours je ne pouvais plus. Plusieurs fois par semaine je vais le voir, c'est très dur à supporter. Je suppose que Baptiste va mieux, et je souhaite qu'il reprenne des forces. Maintenant quand j'ai besoin d'arranger des petites choses il n'est plus là pour le faire quand je vais au jardin et au poulailler je vois tout si désolé et abandonner et que je rentre à la maison et que je ne le vois pas, c'est à ce moment là que revient mon chagrin. Je me sens seule quand Rita va au travail elle y reste toute l'après-midi jusqu'à neuf heures. Je me rappelle que Eugène se souvenait et pensait beaucoup à vous et en particulier à Marie. Je vous demande aussi de m'envoyer une foto de Eugène et si vous avais celle où il est à cheval avec des animaux car je n'en ai aucune. Recevez de ma parts mes plus affectueuse pensée et je vous embrase bien. Rita aussi vous salue bien.
Cette fois-ci celle que vous écrit est la fille de la dame qui vous à écrit la dernière fois. Votre sœur à beaucoup de peine et sent beaucoup la disparition de votre frère. Mais malgré elle a tout supporté avec beaucoup de courage. Ecrivez lui souvent car elle s'ennuie ce qui la fait penser davantage. Merci. Lucie Schoepf.
Mon arrière-grand-père, Eugène Theulière, dont j'avais déjà évoqué le parcours durant la guerre 14/18, est celui qui est mentionné dans cette lettre. Asunta prénomme son mari tantôt Germain, tantôt Eugène.
Un autre courrier le mois suivant :

San Nicolás, 16 novembre 1968 — Chers beau-frère et belle-sœur — je vous communique que ma santé et mauvaise je des douleurs dans les jambes je me fatigue facilement j'espère que vous autres vous étes bien de santé. Souvent he vais au cimetière lui porter des fleurs a Germain et pour être près de lui en moment. Ecrivez-moi souvent cela me ferait plaisir. Je vous embrasse a tous. Asunta A. de Vesque.
Un autre courrier de décembre 1968 est écrit en espagnol. Comme je parle aussi bien cette langue que ma main gauche, je ne pourrais vous en dire plus. Si l'un d'entre vous se sent l'âme d'un traducteur, je jouerais volontiers l'opportuniste :


Quelques mois passent, puis, de nouveau, Asunta écrit en mars 1969 :

San Nicolás — 25/3/69 — Chère sœur — Je vous écrit car j'ai su par l'intermédiaire d'une amie qu'il y avait eu des difficultés avec le courrier. Je vous ait écrit au paravent au mois de janvier et jusque maintenant nous n'avons pas reçu de réponse. J'espère que votre santé s'ameliore ca moi je continue malade depuis la mort de Eugène. Je vais au docteur y me traite bien. Hier c'était l'anniversaire de la mort de Eugène j'aurais voulu allée au cimetière mais il a plus beaucoup et je n'avais personne pour m'acompagner car Rita travaillait. Je suis en attente encore de la retraite mais elle n'arrive pas. C'est très difficile de vivre dans ces circonstances. Jusqu'à maintenant il n'a pas fait droit. Je pense que là-bas il a tenu. J'ai aussi écrit à Baptiste je pense que je recevrais dans pas longtemps une réponse. Pardonnez moi de ne pas avoir pas écrire avant car la jeune fille qui vous écrit va en classe et n'a pas tout son temps disponible. Je vous souhaite une meilleure santé et recevez mes plus affectueuse pensée et aussi Rita que sa souvient souvent de vous pour vous et vos enfants. Lucie Schoepf.
Puis en juin :

San Nicolás — 20 juin de 1969 — Cher parents, je reçu votre lettre ou vous me dite que Eugène a 81 ans et Yvonne 67 et que vous aller voir le docteur, j'espère que vous êtres guerie et que tous vous êtes en bonne santé. Moi je suis a peu près bien je crois que je vais recevoir la retraite bientôt. On et en plein hiver et fait froid beaucoup je suis contente de savoir que la petite pèse 7 kilos et que sa sœur a fait la première communion. Bien le bonjour a Baptiste et a toute la famille. Bien le bonjour et vous envoie la jeune fille qui vive avec moi.
Les enfants mentionnés dans cette lettre sont deux de mes tantes paternelles. La plus jeune est née en décembre 1968.
et enfin en fin de cette même année :

San Nicolás — 17/12/69 — Ma chère sœur — j'ai reçu votre lettre qui ma fait sourire et pleurer en même temps. Pardonnez moi si je ne vous est écrit avant car ma petite amie avez des examens a passer et elle n'a pu venir avant. Comme je vous le disais j'ai souris car je vois votre tendresse quand vous me parler de la fille de Jeanine. J'ai pleuré quand vous m'avez fait savoir que vous étiez toujours souffrante et que votre mari soit presque sourd mais heureusement qu'il est encore fort. Ma santé n'est guère meilleurs j'ai maigri et mes jambes me font terriblement souffrir. J'espère que la vendange eu du succès j'aimerai bien gouter de votre vin qui me paraît de si loin délicieux.
Je profite que Mme Vesque est partie pour vous raconter un jour de sa vie. Elle vit bien tristement elle reste seule de temps en temps mais le colège ne me le permet pas souvent. Elle vas au cimetière deux fois par semaine. Elle est très gentille et malgré sa pauvreté chaque fois que je vint elle me forçe a emmener des œufs frais, de la salade et bien d'autres choses. Continuellement elle me parle de son mari moi je ne l'ait pas connu, seulement ma maman qui ma maman qui maintenant est sa (...) Après cela il ne me reste plus qu'à vous souhaiter a tous un joyeux noél et une bonne nouvelle année. Lucie Schoepf.
Il faut attendre trois ans pour avoir des nouvelles de la tante d'Amérique. Il s'agit également de son dernier courrier, écrit en espagnol :


L'ensemble de ces courriers donne un aperçu de cette tranchée de vie iconoclaste. Bien des questions restent en suspens : qu'est devenu par la suite Asunta ? Et, Rita, la jeune fille qu'ils ont adopté, est-elle encore en vie ? Et la jeune fille qui écrivait ces lettres ?
J'ai une dernière photo, probablement envoyée peu avant le décès d'Eugène, avec le premier courrier. Celle-ci montre le couple, avec une jeune femme, peut-être Rita en question ?


Remerciements à ma grand-mère pour les courriers.

mardi 24 mai 2016

La Mélisande du Poitou

Si mes cousins m'étaient comptés

Source : Wikipedia
Yvonne Brothier est née le 6 juin 1889 à Saint-Julien-l'Ars, Vienne. Elle fait des études au Conservatoire de Paris et obtient en 1913 un premier prix de chant, un premier prix d'opéra-comique et une première médaille de solfège. Elle fait ses débuts à l'Opéra-comique en 1916 dans Lakmé.
Le 26 novembre 1921, pour la première fois à la radio, Yvonne Brothier chante La Marseillaise depuis l'émetteur de Sainte-Assise. Le son de sa voix parvient jusqu'aux salons du Lutetia à Paris.
En 1940 elle se retire pour se consacrer à l'enseignement.
Elle meurt le 22 janvier 1967 victime d'une leucémie et repose au côté de son mari dans le vieux cimetière du quartier de la Chaume aux Sables d'Olonne.

Trois cousinages différents, dont celui par l'une de mes familles préférées, celle des Robert de Champniers :


Jean Robert,
né vers 1600 et inhumé
le 24 juillet 1672 à Champniers,
marié à Antoinette Garnier






Gaspard Robert,
né vers 1638 et inhumé le 1er décembre 1713 à Champniers, marié à Pierrette Bot
Jeanne Robert,
née vers 1651 et inhumée le 8 mars 1716 à Champniers, marié à Jean Moine puis à Louis Guillot




Pierre Robert,
baptisé le 14 octobre 1669 à Champniers, marié à Marie Trasleboust
Marie Moine,
née vers 1668 et inhumée le 26 décembre 1720 à Saint-Romain, mariée à Honoré Guillot




François Robert,
baptisé le 7 novembre 1696 à Champniers et inhumé le 1er juin 1761 audit lieu, marié à Antoinette Rogeon
Marie Guillot,
mariée à Louis Bouchet




Jeanne Robert,
baptisée le 27 mai 1727 à Champniers et inhumée le 2 septembre 1782 audit lieu, mariée à Pierre Thomas
Marie Bouchet,
mariée à Jean Patry puis à Louis Poupart




Marie Thomas,
baptisée le 15 mars 1761 à Champniers et décédée le 29 octobre 1811 à Savigné, mariée à Jean Rousseau
François Poupart,
baptisé le 17 février 1767 et mort le 8 floréal de l'an XI à Payré, marié à Magdeleine Rouger puis à Jeanne Maret




Antoine Rousseau,
baptisé le 12 septembre 1789 à Savigné et décédé le 16 mars 1866 audit lieu, marié à Louise Rousseau
Marie Poupart,
née le 13 vendémiaire de l'an XI à Payré, marié à Antoine Brothier




François (Antoine) Rousseau,
né le 8 novembre 1820 à Savigné et décédé le 10 février 1908 audit lieu, marié à Catherine Berjonneau
Jean Brothier,
né le 14 septembre 1828 à Payré et mort le 25 décembre 1903 à Biard, marié à Louise-Virginie Laporte




Pierre Rousseau,
né le 14 septembre 1847 à Champniers et décédé le 4 avril 1900 audit lieu, marié à Marie-Magdeleine Deblais
Élie Albert Brothier,
né le 3 mai 1862 à Avanton, marié à Louise-Julie Lescaille




Jules Pierre Rousseau,
né le 22 avril 1880 à Savigné et mort le 29 octobre 1964 audit lieu, marié à Léontine Denis
Yvonne Camille Jeanne Brothier,
née le 6 juin 1889 à Saint-Julien-l'Ars et décédée le 27 janvier 1967, mariée à Pierre-Marie Henri René Joseph Moreau




Marcel Rousseau,
né le 16 juillet 1907 à Champniers et décédé le 16 juillet 1979 à Savigné, marié à Raymone Deverge





ma grand-mère




ma mère




et moi

dimanche 22 mai 2016

Cartographie généalogique, le retour

Il y a un peu plus de trois ans, j'avais édité la cartographie de mes ancêtres sur Geneanet, histoire de savoir où j'en étais :

Cartographie généalogique en mars 2013

Je viens de refaire la manipulation. Bilan, ça n'a pas trop bougé au niveau cartographique. Je pense que je me suis plus concentré sur les ancêtres que je connaissais déjà.

Cartographie généalogique en mai 2016

Je me suis tout de même découvert un ancêtre breton, d'Héric, au nord de Nantes, et, diamétralement opposé par rapport au Poitou, une branche originaire de Limoges.

jeudi 19 mai 2016

Une racine bretonne

Parmi mes ancêtres, on compte le sieur Jean Hévin, baptisé le 18 septembre 1719 à Availles-Limouzine aux confins du Poitou (la paroisse d'Availles, dans la Vienne, faisait partie du comté de la Marche, devenu grosso modo le Limousin).

source : Wikipedia

Jean Hévin, baptisé le 18 septembre 1719 à Availes-Limouzine, marié à Jeanne Igounin
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Catherine Hévin, baptisée le 11 novembre 1740 à Availles-Limouzine et morte le 1er mai 1795 à Saint-Martin-l'Ars, mariée à Pierre-François Lesire
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Martial Lesire, baptisé le 10 juillet 1775 à Saint-Martin-l'Ars, marié à Marie Branthôme
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Jean-Baptiste Lesire-Destouches, né le 9 vendémiaire de l'an XII à Pressac et mort le 16 mai 1877 à Charroux, marié à Marguerite Brigitte Babaud
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Marie-Féline Léonie Lesire-Destouches, née le 29 octobre 1836 à Alloue, mariée à Jean Deverge
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Henri Deverge, né le 8 avril 1860 à Saint-Martin-l'Ars, marié à Angelina Ribardière
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Henri Deverge, né le 3 septembre 1882 à Saint-Martin-l'Ars et décédé le 27 janvier 1964 à Savigné, marié à Marie Gallois
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Raymone Deverge, née le 28 avril 1913 à Pressac et décédée le 19 mars 1984 à Poitiers, mariée à Marcel Rousseau
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ma grand-mère
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ma mère
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et moi

Il est marié, le 6 juin 1739 en ce lieu, à Jeanne Igounin, fille du sieur Jacques, notaire et procureur, et de Catherine Rouffie. Son père est nommément précisé : Aubin Hévin. Sa mère, qui n'est pas nommée sur cet acte, est Gervaise Boileau.

AD86, Availles-Limouzine, BMS - 1739-1748, v. 6/104
Aujourd'hui sixième juin 1739 ont été demis a la Celebration du Sacrement de mariage jean Evain et jeanne Ygonin tous les deux de cette paroisse ; Les Solennités de nostre mere la Ste Eglise requises savoir apres trois publications de bans faittes pendant trois dimanches que fettes consécutives sans quil se soit trouvé aucun empeschement ny civil ny canonique qui les ayent pu empescher dapprocher legitimement de la ditte celebration et cela en presence de Aubin Evain pere du contractant, de jacques ygonin, pere de la contractante, jean igonin, rené gery, jacque mporeau, rené chevalon, jean metayé, lesquels ont signés avec moy.
Aubin Hévin est inhumé le 22 août 1750 dans l'église d'Availles, et j'ai voulu en savoir un peu plus sur cet aïeul au prénom peu courant dans le coin.

AD86, Availles-Limouzine, BMS - 1750-1755, v. 12/118
aujourdhuy vint deux aout 1750 a ete inhumé dans leglise le corps de aubin hevin agé denviron soixante et dix ans apres avoir reçu tous les sacrements, ont assisté a ses funérailles pierre pressac, jacques igounin, qui se sont soussignés.
En remontant le temps, on découvre son mariage, en date du 24 janvier 1719, toujours au même lieu. On y apprend qu'il était alors veuf.

AD86, Availles-Limouzine, BMS - 1711-1720, v. 96/124

En remontant encore dans ma machine à voyager dans le temps, j'ai découvert un acte assez particulier, dans ma généalogie. Ça se passe le 26 janvier 1712 :

AD86, Availles-Limouzine, BMS - 1711-1720, v. 13/124
Aujourdhuy seiziesme iour de ianvier 1712 furent unis apprès la publication des bancs entre aubain hevein natif de nantes et marie dehail par trois dimanches consécutifs sans qu'il sy sois trouvé aucune opposition furent conjoints en mariage dans la chappelle de vareille par mr de pons prestre et precepteur à vareille, en vertu de la permission de monseigneur de poitiers, tant pour la chappelle que pour le ministre à moy accordée avec pouvoir de la ceder en datte du vingtquatrieme decembre mille sept cent onze en foy dequoy jai signé le présent acte à availle, an et iour cydessus. de bessac curé d'availle
C'est avec une émotion particulière que je me découvre un ascendant originaire de Nantes, un breton, quoi !, marié dans la chapelle d'un château, sous l'œil avisé du châtelain.

Concernant le seigneur de Vareilles, voici ce qu'en dit le Beauchet-Filleau : Louis de la Broüe, chevalier, dit le Marquis de Vareilles, était le fils de François de la Broüe, chevalier, seigneur de Vareilles et de la Mothe-d'Autéfa (Luchapt), dont le père avait acquis par mariage la terre et seigneurie de Vareilles, à Availles. Le château, admirablement situé à mi-côte d'une colline descendant dans la Vienne, remontait au commencement du XVe siècle. Il a été pillé en 1793, vendu lors de la révolution et complètement détruit par ses nouveaux maîtres.
François de la Broüe avait épousé, le 31 mai 1657, Gabrielle-Aymerie Hélye de la Roche-Esnard. Il fut impliqué avec son père dans l'affaire du meurtre du marquis du Vigeant, assassiné par des cavaliers masqués dans la forêt de Verrières le 28 mars 1663. Ils se constituèrent prisonniers, tout en niant toute implication dans ce crime. Toutefois, malgré la clameur populaire et les témoignages à décharge, le père et le fils furent condamnés à mort et décapités. Leur innocence fut reconnue a posteriori, lors des aveux d'un des véritables meurtriers.
Louis de la Broüe est donc né posthume, et fut baptisé le 4 juin 1664 à Availles. Il était, à 19 ans, cornette en la compagnie dusieur de Thoiras, régiment de cavalerie de Condé. Il fut nommé brigadier des gardes du corps le 20 mars 1693, puis exempt des mêmes gardes le 11 mars 1697. Chevalier de Saint-Louis le 1er janvier 1705, il prêta serment entre les mains du roi lui-même le 7 avril suivant. Il fut par la suite maître de camp de cavalerie le 10 avril 1707, enseigne des gardes du corps le 21 juillet 1716 puis brigadier de cavalerie des armées du roi le 1er février 1719. Il acheta, le 15 décembre 1722, la baronnie de Sommières, avec le beau château recontruit par Mansart, où il en fit sa résidence habituelle.
Louis de la Broüe mourut le 25 avril 1729 dans son château de Sommières et fut inhumé dans le caveau de la chapelle seigneuriale de l'église dudit lieu.


Mais avec aussi peu d'informations sur le mariage de mon ancêtre, on reste sur notre faim. Quoiqu'il en soit, l'an dernier, j'ai fouillé dans plusieurs liasses notariales d'Availles, histoire de rafraîchir quelques branches orphelines.
J'y ai découvert un acte important pour moi : le contrat de mariage d'Aubin Hévin ! En date du 10 janvier 1712, passé au château de Vareilles, devant Chauveau, notaire à Availles, il m'a indiqué de nombreux éléments. Aubin Hévin est le fils des feux Michel et Françoise Boyclaud, natif de la paroisse de Hery en Bretaigne. Il demeure, tout comme sa promise, audit château (sans doute comme serviteur), et se marie avec le consentement des châtelains eux-mêmes, les seigneur et dame de Vareilles. Avec ces éléments, ma racine bretonne pouvait germer.

AD86, minutes Chauveau, 4 E 17/26

Même si mon arbre généalogique se concentre à 97 % (oh, disons 90 %) dans le Poitou, j'ai quand même mes habitudes dans les autres régions, notamment dans le 44, avec ma branche Maugeoise (qui déborde vers Le Loroux-Bottereau).
Après bien des pérégrinations, je trouve enfin ce que je cherche : Héric, petite commune immédiatement au nord de Nantes. Ça faisait quand même une petite trotte à l'époque :

Extrait GoogleMaps

Pour l'heure, avec les index des baptêmes et des inhumations, j'ai découvert qu'Aubin Hévin a été baptisé le 7 novembre 1681 à Héric, son patronyme orthographié Even. Je n'ai à ce jour pas trouvé le mariage de ses parents, Michel et Françoise Boycleau (ou Boisseleau).

AD44, Héric, T - 1500-1700, v. 42/162

J'ai toutefois noté l'inhumation d'un Michel, le 2 mai 1684. On trouve également le baptême d'un Michel, le 10 février 1641, fils de Pierre et de Marguerite Menet. Il est probable que cette racine ne deviendra bourgeon qu'avec l'appui de quelques fonds à fouiller aux AD.

Pour conclure sur mon ancêtre atypique, je me suis amusé à relever ses différentes signatures au cours de sa vie. On notera les différentes d'orthographes qui évoluent au cours du temps. 

en 1712
en 1719
en 1739

samedi 14 mai 2016

Les Crévelier de Charroux (2)

Je ne pouvais pas quitter les Crévelier sans vous parler d'une famille particulièrement remarquable — dans le sens qu'elle peut être remarquée. Je vous ai parlé hier de mon ancêtre Jean Crévelier, qui quitte Charroux pour se marier à la Chapelle-Bâton. Parmi ses enfants, naquit, le 26 septembre 1726, André Crévelier, prénommé comme son grand-père. Il est tisserand et se marie le 16 juillet 1763, à Saint-Barthélémy de Confolens, à Anne Vergnaud, fille de François, serger, et de Louise Thorin :

AD16, Confolens, Saint-Barthélémy, BMS - 1739-1766, v. 234/268

Ils eurent au moins trois enfants, dont l'aîné est baptisé dans cette même paroisse, le 25 avril 1764, par le chirurgien accoucheur Maillard, du fait du danger de mort. Cet enfant, baptisé Jean, appelé Jacques par la suite, est nommé par le corps municipal de Confolens, le 1er juillet 1786, professeur d'humanités et instituteur public. Il se marie, le 12 septembre 1787, à Françoise Raymond, puis, en secondes noces, le 23 avril 1789, à Manot, à Catherine Loudin.
Dès le début de la révolution, il exerce les fonctions d'administrateur du district de Confolens, et plus tard, du département de la Charente. Le 8 septembre 1791, il est élu troisième député suppléant à la Convention Nationale, où il ne tarde pas à être appelé comme titulaire suite à la démission de plusieurs représentants charentais. Il siège à la Montagne, et, lors du jugement de Louis XVI, se prononce pour la mort immédiate. Après la révolution, il est élu au Conseil des Cinq-Cents. Au coup d'état de Brumaire, il se rallie à Bonaparte et siège au corps législatif jusqu'en 1803. Il accepte le poste de sous-préfet de la Charente lors des Cent-Jours, puis est contraint à l'exil après la loi de 1816 contre les régicides, et meurt à Aarau, en Suisse, le 9 février 1818 (Études locales : bulletin de la Société charentaise des études locales, 20e année, n°195, novembre 1939, p. 193).
Son fils Jean-Diogène, né le 31 mars 1791 à Confolens, épouse, le 24 septembre 1812, à Ambernac, Marie Marchadier, fille de Jacques et de Marie Loudin.
De cette union naît Jean-Jacques, en 1827, au village de Pignoux, à Hiesse. D'après sa biographie rédigée de son fils, Jean-Jacques Crévelier commence par de bonnes études classiques au lycée de Poitiers, puis fait son droit à Paris. Il participe, le fusil à la main, à la révolution de 1848 et est légèrement blessé en juin. Lors du coup d'état de 1851, il se trouve dans le groupe d'amis qui entourait Hippolyte Carnot. Pour ne pas prêter serment à l'Empire, il renonce à la magistrature et vient s'installer à Angoulême, comme avocat. Vers 1858, il achète la charge de greffe du tribunal de Confolens et se marie le 20 février 1860, à Aussac-Vadalle, à Marie-Herminie Athénaïs Nadaud. Il revend sa charge de greffier en 1878, puis est nommé juge d'instruction au siège en 1881. En 1890, il est appelé au siège de Toulouse, puis est nommé juge de paix à Amiens, puis à Bordeaux, où il meurt en 1909.
Il fut surtout reconnu pour sa passion de la botanique, et ses sciences naturelles en générale. Il avait, en particulier, une passion pour une bande de terrains siliceux, recouverts de brande, qui court du Sud vers le Nord entre Roumazières et Pressac, et en avait tiré une monographie, intitulée "Les dernières brandes confolentaises". Il fut le beau-frère de Jean Marrot, maire d'Angoulême et député de la Charente en 1881.
Son fils Auguste Jean Jacques, auteur de sa biographie, naît le 30 juin 1868 à Confolens. Il est inspecteur d'académie à Limoges, lorsqu'il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur, par brevet du 3 avril 1925. Il fut l'auteur de plusieurs romans, publié chez Hachette dont : "Le mouchoir du capitaine Villeneuve" (1925), "Le secret de l'oncle Baptiste" (1927) et "Les trois fiancées de Nicolas" (1927).
La description de cette famille est bien succincte, mais vous pourrez retrouver l'ensemble de mes recherches sur les Crévelier dans l'article qui les concerne, dans les Noms du Poitou.
Je conclus par cette curiosité se rapportant à Cécile Jeanne Marie, né en 1863 à Rouillac, sœur de l'auteur Auguste Jean-Jacques cité ci-avant. Celle-ci meurt le 29 avril 1884, et son mari, Jean-Amédée Gontier, qui fut sous-préfet à Confolens, fait, pour la sépulture de sa femme, un monument des plus impressionnants, dont l'aspect en forme de dolmen supporte un sarcophage en pierre de Volvic, décoré de motifs végétaux et de quatre animaux fantastiques : il avait fait venir les pierres du village de Périssac, commune d'Esse (Inventaire du Patrimoine du Poitou-Charentes).