mercredi 29 juin 2016

Yoyo migratoire de Charles Pissard (1859-1923)

Mon bisaïeul Charles Pissard, fils de Jacques et de Marie Provost, naît le 10 février 1859 à la Forêt de Saint-Gaudent, où son père est colon. Il y vit encore lorsqu'il se marie en cette commune, le 9 septembre 1883, à Marie-Léontine Bardeau. Native des Poiriers, à Saint-Saviol, elle vit alors avec son père, Pierre-Jacques Bardeau, garde-champêtre au Breuil-d'Haleine de Saint-Macoux.


Leurs premiers enfants, Louis (mon aïeul), Paul, Marie et Léonie, naquirent au Breuil-d'Haleine, à Saint-Macoux, entre 1885 et 1893, là où vit leur grand-père maternel.



Léon naît en 1896 ensuite à Saint-Gaudent, à la Bourliauderie. Son grand-père est mort en 1891, mais sa grand-mère, Marie Provost, y vit encore.



Charles va ensuite migrer en Charente, à la Grande Métairie de Valence, pour une raison qui m'échappe. Vont y naître trois derniers enfants : Valentine, Léontine et Henri Émile, de 1900 à 1905. La famille apparaît dans les recensement de cette commune en 1901 et en 1906.



Après, je me perds. L'absence de mon aïeul, Louis, dans les registres matricule de la classe 1905, tant dans la Vienne qu'en Charente (peut-être à Châteauroux ?), ne m'aide pas non plus.

Toutefois, la seule piste qui s'offre à moi est une bonne piste : Paul, son frère cadet, est inscrit au recrutement de la classe 1907 dans la Vienne. Il réside alors à Surin. Le décès du benjamin, Henri Émile, m'apporte une indication importante : il meurt le 22 octobre 1906 au Cibioux, en cette commune de Surin.


On retrouve la famille au recensement de 1911 au Breuil-d'Haleine de Saint-Macoux. Pourquoi la famille ne s'est-elle pas fixée en Charente ? Charles y était-il propriétaire ou colon/métayer ?

Charles est revenu s'établir à Saint-Macoux, où il se fixe jusqu'à son décès le 11 décembre 1923.
Je ne peux que m'interroger sur les motifs de telles évolutions : pourquoi de tels allers et retours ? Impératifs personnels ou professionnels ?

Parcours de Charles Pissard :

  1. La Forêt de Saint-Gaudent de 1859 à 1883.
  2. Le Breuil-d'Haleine de Saint-Macoux de 1885 à 1893.
  3. La Bourliauderie de Saint-Gaudent en 1896.
  4. La Grande Métairie de Valence (Charente) de 1900 à 1906.
  5. Le Cibioux de Surin en 1906 et 1907.
  6. Le Breuil-d'Haleine de Saint-Macoux de 1911 à 1923.

Récemment, j'ai consulté les matrices des propriétés foncières (1830-1914) de la commune de Saint-Macoux, pour savoir quelles furent les propriétés que Charles Pissard a acquis au cours de sa vie, du moins, dans cette commune, qui étaient :
  • un labour, de 35 ares, au lieu-dit des Renaudries (B 952), déclaré en 1889.
  • des taillis, de 14,7 ares, au lieu-dit du Bois-Millaud (B 994), et une châtaigneraie, de 7,10 ares, au lieu-dit des Touches (B 870), des terrains séparés par le petit talweg des "Guillets", déclarés en 1890.
  • un autre parcelle en labour, au dit lieu des Renauderies, de 46,20 ares (B 956), déclarée en 1900.
S'il s'installe à Saint-Macoux vers 1907, il a acheté des terrains au Breuil-d'Haleine, avant 1902, date de sa déclaration aux impôts fonciers, qui sont :
  • une parcelle en sol de maison et cour, de 2 ares (B 758),
  • des jardins de 1,70 are, 84 centiares et 2 ares (respectivement B 764p, 763p et 753p),
  • un bâtiment et cour, de 50 centiares (B 754).
Cette année-là, il achète également une terre de châtaigneraie, de 3,40 ares, au lieu-dit des Touches (B 896).

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