lundi 13 juin 2016

Kaléidoscope

"La totalité est plus que la somme des parties", dit Aristote.

Il s'agit de l'extrait d'un cliché daté de 1923 de mes ancêtres Pissard, les plus anciens dont le visage m'est connu. Tel un kaléidoscope, ce ne sont pas les éléments de cette photo qui font le tout, mais la forme que prend leur interprétation : le tout n'est pas réductible à la somme de ses parties ("dans la mesure où il possède à la fois un nombre fini d'éléments dans un espace fini (clos) et où il autorise pourtant un nombre indéfini de combinaisons", v. Wikipedia). À partir d'un nombre fini d'éléments (deux aïeux), on peut créer un grand nombre d'interprétations différentes (vécu, profession, liens de parenté, etc.).

 Charles Pissard, mon arrière-arrière-grand-père, et Marie-Léontine Bardeau,
son épouse, accompagnés de Camille Gourdon,
leur petit-fils aîné (que nous évoquerons dans quelques jours)

Charles Pissard,
cultivateur, né le 10 février 1859 à Saint-Gaudent, décédé le 11 décembre 1923 à  Saint-Macoux,
Marie-Léontine Bardeau,
née le 3 décembre 1863 à Saint-Saviol et décédée le 17 septembre 1956 à Saint-Macoux



Louis Pissard,
épicier, né le 31 mars 1885 à Saint-
Macoux, mort le 23 février 1932 à Saint-
Saviol, marié le 4 octobre 1919 à
Saint-Macoux à Marcelline-Georgine Lebeau

mon grand-père

mon père

moi

Les recherches généalogiques prennent alors une toute autre dimension. Le passé n'est pas mouvant, mais figé, et pourtant je le vois évoluer, au fur et à mesure de mes recherches. Comme me l'avait si bien dit Valérie un jour, "ce n'est le passé qui change, mais c'est notre vision du passé qui s'ajuste" — enfin, ce n'était peut-être pas ses mots exacts, mais c'était l'idée.

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